Q
Question n°3
Question relative à l’étendue de la mission EXE
Le programme de l’opération décrit les missions attendues de la maîtrise d’œuvre et prévoit, en phase chantier, une mission d’exécution qui semble s’apparenter à une mission EXE complète.
Sauf erreur de notre part, cette mission conduirait la maîtrise d’œuvre à réaliser l’intégralité des études d’exécution et des documents associés, notamment pour les ouvrages de VRD, de structure (béton, pierre, charpente…), de CVC/plomberie, d’électricité, ainsi que pour les différents détails architecturaux nécessaires à l’exécution des travaux.
Notre interrogation ne porte pas sur notre capacité à assurer une telle mission, mais sur la possibilité, au stade actuel de la consultation, de déterminer des honoraires justes et proportionnés à la charge réelle qu'elle représentera, en particulier dans le contexte d'une opération de réhabilitation.
En effet, la nature et l’étendue exactes des travaux à réaliser ne sont pas encore connues. Or, le volume d’études, de calculs et de production graphique nécessaire à une mission EXE dépend directement des solutions techniques qui seront finalement retenues et de l’ampleur des ouvrages à exécuter. Il nous paraît donc particulièrement difficile d’évaluer objectivement cette charge dès aujourd’hui.
Dans ce contexte, serait-il envisageable de retenir plutôt une mission EXE partielle pour la maîtrise d’œuvre ?
Cette mission pourrait notamment consister, pendant les phases d’études, à réaliser les prédimensionnements nécessaires et à établir les pièces techniques et DPGF avec un niveau de définition suffisamment détaillé pour sécuriser et faciliter le chiffrage des entreprises. Cette approche permettrait également à des entreprises ne disposant pas nécessairement en interne de moyens d’études importants de participer à la mise en concurrence.
Les études d’exécution définitives seraient ensuite à la charge des entreprises titulaires des marchés de travaux, qui pourraient les réaliser avec leurs propres moyens ou les confier à des bureaux d’études spécialisés. La maîtrise d’œuvre conserverait naturellement son rôle de contrôle de la conformité de ces études aux dispositions du projet.
D'après notre retour d'expérience, cette organisation permet également une meilleure adéquation entre le coût des études d'exécution et la réalité des ouvrages finalement réalisés, et peut ainsi conduire à une meilleure maîtrise du coût global de l'opération.
Enfin, la mission de synthèse, essentielle à la bonne coordination des études d’exécution entre les différents corps d’état, pourrait quant à elle rester sous la responsabilité de la maîtrise d’œuvre et, le cas échéant, faire l’objet d’une mission complémentaire clairement identifiée.
En conséquence, serait-il possible de préciser si la maîtrise d’ouvrage accepterait que la mission soit organisée selon ce principe d’EXE partielle, les études d’exécution définitives étant réalisées par les entreprises titulaires, tandis que la maîtrise d’œuvre conserverait les études de prédimensionnement, le niveau de détail nécessaire à la consultation, le contrôle des études d’exécution et la mission de synthèse ?
R
31/08/26 à 13h56 :
Message aux entreprises :
Réponse
Bonjour,
Nous vous confirmons que la mission EXE attendue et maintenue est bien une mission EXE complète, la maîtrise d’œuvre réalisant l’ensemble des études d’exécution nécessaires à la réalisation des travaux.
Cordialement,