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Bonjour,
Ce message concerne le dossier CC-Pays-de-Fayence_83_A_20250430W2_1
Référence interne : 2025ELEC
Objet : Fourniture et acheminement d'électricité et services associés pour l'ensemble des sites de la Communauté de Communes du Pays de Fayence.
Le dossier est disponible sur la plateforme Marchés Sécurisés : https://www.marches-securises.fr/
Mesdames, Messieurs,
Veuillez trouver ci-dessous les questions posées par un opérateur économique ainsi que les réponses apportées :
QUESTION 1 - Baisse de la Flexibilité :
Dans le contexte de forte volatilité des prix de marché et afin de remettre une offre la plus compétitive possible, accepteriez-vous de faire évoluer le pourcentage d’entrées et/ de sorties de sites de 10% prévu à l’article 6.2.2 « Détachement – rattachement » de votre CCP à 5% du volume annuel de consommation d’électricité (ou de gaz) de l’ensemble des sites du périmètre initial ?
REPONSE : Merci de vous conformer au pourcentage demandé ; 10%
Article 6.2.2 : La faculté d’intégrer ou de supprimer des sites de consommation aux mêmes conditions de marché, sans frais ni pénalités, est limitée à une augmentation ou une baisse de 10% par rapport à la consommation prévisionnelle annuelle totale sur la durée du marché indiqué à l’onglet BPDL du BPU, ou au-delà, selon les engagements pris par le titulaire dans son offre.
QUESTION 2 - Branchement provisoire :
Votre cahier des charges n’évoque pas les modalités de gestion des branchements provisoires. Or ils nécessitent des coûts de traitements particuliers compte tenu des spécificités techniques attachées à ces besoins.
Pouvez-vous nous confirmer que la gestion des branchements provisoires ne fait pas partie de la présente consultation et relève d’un marché distinct ?
REPONSE : Notre périmètre n’en comprend pas.
QUESTION 3 - CEE :
Dans l’article 11.2.4 de votre CCP, en cas d’évolution du niveau d’obligation des CEE en cours de marché vous indiquez que l’écart sera valorisé « sur la base du prix moyen mensuel pondéré de cession des CEE calculé à partir des « indices spot » disponibles publiés par EMMY sur les mois M-XX à M-XX, M étant le mois de publication de ladite évolution. »
Accepteriez-vous que cette valorisation puisse prendre pour référence le prix moyen mensuel pondéré de cession des CEE calculé à partir des « indices spot » disponibles publiés par EMMY sur les mois M-8 à M-3, M étant le mois d'entrée en vigueur de ladite évolution ?
Le lissage sur 6 mois permet une meilleure représentativité du marché et permet de compenser un risque de non-disponibilité de l’indice.
REPONSE : Nous acceptons que les candidats renseignent les modalités d’achat et de facturation des CEE complémentaires
Merci de bien vouloir renseigner l’onglet AE du BPU et cocher autres en renseignant la colonne C (et en indiquant que le prix moyen mensuel pondéré de cession des CEE calculé à partir des « indices spot » disponibles publiés par EMMY sur les mois M-8 à M-3, M étant le mois d'entrée en vigueur de ladite évolution)
Cf 11.2.4 du CCP b)
• NPCEECLASSIQUE et NPCEEPRECARITE (€/MWh cumac) = prix d’achat des CEE complémentaires de la période considérée, tel que précisé par le titulaire dans l’onglet AE du BPU « Données coûts CEE ».
QUESTION 4 - Mise en demeure préalable aux pénalités :
Votre CCP prévoit à son article pénalités que ces dernières seront le cas échéant mises en oeuvre sans mise en demeure préalable. Afin de marquer la date effective de départ de calcul des pénalités, acceptez-vous que les pénalités soient mises en oeuvre après mise en demeure écrite ?
REPONSE : Nous prévoyons une relance par mail.
Article 13.3 du CCP En cas de non-respect des engagements pris dans son offre, tels que définis dans le questionnaire méthodologique, le titulaire s’expose, après relance par mail du client et à l’expiration d’un délai de 7 jours calendaires, à une pénalité de 100 € par jour calendaire de retard à compter de la date présumée de la prestation (selon les cas, par demande, par document/ livrable, par information, par fonctionnalité, par facture).
Enfin une période de rodage de 5 mois est prévue à compter de la date de début de fourniture, période laquelle le titulaire s’exonère de toute pénalité.
QUESTION 5 - Pénalités libératoires :
Les divers documents de la consultation ne précise pas si les pénalités sont libératoires ou non.
Or, pour rappel, les pénalités constituent une « évaluation forfaitaire et anticipée du préjudice » due par le titulaire du contrat dès lors qu'il ne respecte pas l'une de ses obligations contractuelles. Selon la DAJ de Bercy (cf fiche « Les pénalités dans les marchés publics »), les pénalités « ont une fonction dissuasive et réparatrice, [et] sont libératoires dans la mesure où elles interdisent au pouvoir adjudicateur de réclamer toute indemnité supplémentaire au titre des préjudices qu’elles couvrent. ».
A titre d’exemple, s’agissant des pénalités de retard, et en raison de leur caractère forfaitaire, ces dernières sont censées réparer l'intégralité du préjudice résultant du retard. « Le maître de l'ouvrage ne saurait donc réclamer des dommages et intérêts supplémentaires au motif que ce préjudice serait supérieur au montant des pénalités » (Conseil d’État, 14 avril 1995, Sté d'aménagement de la région de Rouen, req. n° 75330, CAA Versailles, 23 juin 2011, n°08VE03571).
Le caractère libératoire des pénalités n'est, pour autant, pas sans limite pour l’acheteur public :
- L’application des pénalités ne libère pas le cocontractant de l’obligation de réaliser les prestations.
- L’application des pénalités ne fait pas obstacle à la possibilité, pour l’acheteur public, de résilier le marché pour faute du titulaire.
- Enfin, le caractère libératoire cèdera devant le préjudice subi par les tiers mais également en cas de faute lourde du cocontractant. La responsabilité de ce dernier pourra être engagée.
En conséquence, acceptez-vous que les pénalités prévues au contrat soient libératoires ?
REPONSE : Nous confirmons que les pénalités sont libératoires
QUESTION 6 - Résiliation pour fautes :
Chaque titulaire d’un marché public s’engage à mettre en œuvre, dans la mesure des ressources mises à sa disposition, tous les moyens nécessaires pour respecter ses obligations contractuelles dans le cadre des marchés publics.
Malgré tout le soin que le fournisseur peut apporter au respect de ses obligations, des erreurs ou des retards facturation peuvent être constatés.
De ce fait, l’insertion dans les DCE de cas de résiliation pour faute, sans indemnisation du fournisseur, pour cause de facturation inexacte ou de retard de facturation constitue un risque commercial et financier substantiel pour les fournisseurs pouvant les conduire à renoncer à une consultation.
Il paraîtrait dès lors plus opportun de substituer à ces cas de résiliation pour faute des mesures de pénalités proportionnées et libératoires, de telles mesures étant suffisamment incitatives pour permettre la continuité de l’exécution du service public tout en limitant l’exposition des fournisseurs à un risque commercial et financier important.
Pour l’ensemble des raisons précédemment évoquées, nous sollicitons donc le retrait de ces clauses spécifiques de résiliation pour faute intégrées dans le marché.
REPONSE : La résiliation pour faute constitue un droit pour le pouvoir adjudicateur, indépendamment des clauses prévues au contrat. La CC FAYENCE ne peut donc y renoncer. La résiliation pour faute intervient uniquement pour des fautes graves et répétées.
QUESTION 7 - Nouveau mécanisme de capacité :
Au jour de la réponse au Marché, le mécanisme de capacité visé aux articles L335-1 et suivants du code de l’énergie fait l’objet d’un projet de réforme qui est en discussion par les pouvoirs publics et dont le contenu n’est pas encore connu.
Confirmez-vous que le fournisseur sera fondé à répercuter au client toutes évolutions des
dispositions législatives, réglementaires ou administratives relatives au mécanisme de capacité ou tout effet d’un autre mécanisme ou dispositif qui le remplacerait ?
En cas d’évolution des dispositions législatives ou réglementaires relatives au mécanisme de
Capacité, les nouvelles charges dont le fournisseur serait redevable seront intégralement répercutées et facturées au client.
REPONSE : Nous confirmons que le fournisseur sera fondé à répercuter toutes les évolutions législatives et réglementaires au contrat. Conformément à l’article 11.2.3 du CCP ; Dans le cas où les dispositifs ci-dessus évoluent selon des modalités qui ne sauraient être prévues dans les pièces contractuelles (exemple : nouveau dispositif de type ARENH, éligibilité CEE, etc), les parties se rapprocheront sur la base des textes publiés et un avenant sera contractualisé.
Cordialement,
Communauté de Communes du Pays de Fayence (83)