Q
Question n°1
Bonjour,
1/Vous indiquez dans l’article 15.1 du CCAP que vous dérogez à l’article 14.1 du CCAG FCS.
Le CCAG FCS propose une valeur standard de plafonnement des pénalités à 10%, et la bonne pratique émise par la Direction des Achats de l'Etat pour les marchés ministériels est quant à elle positionnée à 5%.
La pénalité est certes une sanction possible nécessaire, toutefois, une non-limitation rompt l'équilibre entre les parties en altérant lourdement l'optimisation des couts dont vous pourriez bénéficier.
En conséquence, pouvez-vous ramener le montant maximal à 10% conformément à l’article article 14.1.2 du CCAG FCS afin que nous puissions soumettre une offre ?
2/ Vous indiquez au CCAP article 6 que le prix des matériels est ferme et définitif pendant toute la durée du marché.
Si des matériels sont susceptibles d’être commandés et mis en place en cours de contrat, acceptez-vous que nous puissions revoir nos conditions financières à chaque nouvelle commande afin de pouvoir vous faire bénéficier des prix les plus pertinents au regard du marché, que ce soit en acquisition ou en location ?
Plus précisément concernant la location, une fois les matériels mis en place, les loyers seront fermes sur toute la durée de location.
Les organismes de financement déterminent les échéances locatives en fonction notamment des taux financiers, c'est à dire du coût des liquidités, à un instant déterminé.
Le fait de conserver un prix identique à celui déterminé pour les premiers matériels mis en place en début de marché, ne nous permet pas, en cours de contrat de tenir compte des évolutions des taux financiers. Ainsi si les taux venaient à augmenter nous ne pourrions pas amortir le matériel dont le prix aura été calculé sur la base des taux financiers valables en début de contrat. A l'inverse, si les taux venaient à baisser, vous paieriez un matériel plus cher que si nous appliquions le taux actualisé. C’est pourquoi répondre avec des prix fermes sur un marché à bon de commande ne permet pas une prestation de financement.
3/Conformément à votre appel d’offre, il est indiqué qu’en cas de résiliation pour motif d’intérêt général, le titulaire ne percevra aucune indemnité.
Toutefois, selon le Code de la commande publique (articles L2195-3 et suivants) et les dispositions des CCAG applicables (notamment l’article 42 du CCAG FCS), la renonciation à une indemnité forfaitaire n’exclut pas le règlement des dettes et créances nées du contrat avant sa résiliation.
En effet, la résiliation pour motif d’intérêt général ouvre droit, pour le titulaire, au remboursement des dépenses utiles engagées pour l’exécution du marché.
Ainsi, même en cas de clause excluant une indemnité forfaitaire, il convient de procéder au remboursement des frais engagés et des prestations réalisées avant la date de résiliation, conformément aux principes généraux du droit des contrats administratifs et aux articles précités.
Confirmez-vous que vous respecterez le code de la commande publique en vigueur ?
4/Dans le cadre de la PSE1 relative à la reprise des photocopieurs existants, il est demandé au titulaire d’organiser l’enlèvement et l’évacuation des équipements en coordination avec le prestataire sortant.
Toutefois, nous entendons que ces matériels demeurent la propriété du titulaire sortant (ou de son organisme de financement) dans le cadre de contrats de location en cours.
Dans ce contexte, nous attirons votre attention sur le fait que :
• toute reprise physique de matériels appartenant à un tiers ne peut intervenir qu’après autorisation expresse du propriétaire ;
• un transfert physique de biens sans certificat de cession ou accord formel du propriétaire est susceptible d’engager la responsabilité du prestataire intervenant ;
• cette situation crée une insécurité juridique et opérationnelle pour le nouveau titulaire.
En conséquence, il ne nous apparaît pas envisageable d’assurer la reprise physique de matériels dont nous ne sommes ni propriétaire ni cessionnaire.
Par ailleurs, en l’état, cette clause est de nature à restreindre l’accès à la consultation, en imposant une obligation difficilement compatible avec les pratiques du secteur de la location de matériel bureautique.
Pouvez-vous dès lors préciser :
• si la reprise des équipements existants doit être entendue comme une mission de coordination logistique avec le titulaire sortant uniquement.
• si les opérations de démontage, manutention et transport relèvent exclusivement du titulaire sortant, en sa qualité de propriétaire des matériels.
Dans l'attente de vous lire.
Bien cordialement,
R
16/06/26 à 12h18 :
Message aux entreprises :
Réponse
Bonjour,
1) Conformément à l'article 15.1 du CCAP, les pénalités applicables en cas de retard sont fixées forfaitairement à 200 € par jour de retard et dérogent aux dispositions de l'article 14.1 du CCAG-FCS relatives au calcul des pénalités en pourcentage du montant des prestations concernées.
En conséquence, le plafonnement des pénalités prévu à l'article 14.1.2 du CCAG-FCS n'est pas applicable au présent accord-cadre. Les stipulations du CCAP sont maintenues en l'état.
Le pouvoir adjudicateur estime que ce dispositif est proportionné aux enjeux d'exécution du marché et nécessaire au respect des délais contractuels
2)Conformément à l'article 6 du CCAP, les prix sont fermes pendant toute la durée du marché, y compris pour les commandes émises en cours d'exécution.
Les candidats sont invités à établir leur offre en tenant compte des contraintes économiques et financières susceptibles d'intervenir pendant la durée du marché.
Toutefois, en cas de circonstances exceptionnelles remettant en cause l'équilibre économique du contrat, les stipulations prévues à l'article 17 du CCAP relatif à la clause de réexamen pourront être mobilisées dans les conditions qu'il définit.
Les dispositions du CCAP sont donc maintenues en l'état.
3) Les conditions de résiliation de l'accord-cadre pour motif d'intérêt général sont définies conformément aux dispositions du Code de la commande publique ainsi qu'aux articles 38 à 45 du CCAG-FCS, auxquels le CCAP renvoie expressément.
Les stipulations du CCAP relatives à l'absence d'indemnité forfaitaire ne remettent pas en cause l'application des dispositions légales et réglementaires applicables en matière de résiliation. Les prestations régulièrement exécutées avant la date d'effet de la résiliation ainsi que les créances nées de l'exécution du contrat sont réglées dans les conditions prévues par les textes applicables.
Merci de prendre connaissance de tous les articles du CCAP.
4) Il convient de prendre connaissance des stipulations de la PSE1 dans leur intégralité.
La PSE1 implique une prise de contact et une coordination avec le titulaire sortant afin d'organiser la transition entre les équipements existants et les nouveaux équipements, dans le but d'assurer la continuité du service et d'éviter toute période durant laquelle la collectivité serait privée de matériel.
La mission attendue du futur titulaire doit être entendue dans ce cadre de coordination logistique. Les opérations relatives aux matériels appartenant à un tiers demeurent soumises aux accords et autorisations requis par leur propriétaire.
Bien cordialement,